Aller au contenu principal

Le guide du e-commerçant

Mentions légales et CGV : les pages obligatoires de votre boutique

À jour au

Vous gérez une boutique en ligne ? Quoi que vous vendiez, vous devez afficher deux ensembles de pages légales : les mentions légales (qui identifient l'éditeur du site, au titre de la directive e-commerce 2000/31/CE) et les conditions générales de vente (qui encadrent la relation contractuelle avec vos clients, au titre de la directive 2011/83/UE sur les droits des consommateurs). Ces obligations valent dans les 27 États membres de l'UE. Ces pages sont obligatoires, doivent contenir des informations précises, et les CGV doivent être acceptées par le client avant qu'il ne valide sa commande.

Les mentions légales obligatoires

La directive e-commerce 2000/31/CE, transposée dans les 27 États membres de l'Union européenne, impose à tout éditeur d'un site accessible au public (donc à toute boutique en ligne) d'indiquer un certain nombre d'informations permettant de l'identifier et de le contacter.

  • Votre identité. Pour une personne physique : vos nom et prénom. Pour une personne morale (société) : la dénomination ou raison sociale, la forme juridique, le montant du capital social et l'adresse du siège social.
  • Vos coordonnées de contact. Une adresse, une adresse email et un numéro de téléphone permettant de vous contacter.
  • Vos numéros d'immatriculation. Votre numéro d'immatriculation au registre du commerce ou au registre professionnel de votre pays. Et, le cas échéant, votre numéro de TVA intracommunautaire.
  • Le nom du directeur de la publication. La personne responsable du contenu publié sur le site.
  • Les coordonnées de votre hébergeur. Son nom ou sa dénomination, son adresse et son numéro de téléphone.

Les CGV : ce qu'elles doivent contenir

Pour une vente à distance à des particuliers, les conditions générales de vente formalisent et reprennent les informations précontractuelles obligatoires (harmonisées dans les 27 États membres de l'UE par la directive 2011/83/UE). Elles doivent notamment préciser :

Pour les ventes entre professionnels (B2B), le régime est différent : les CGV ne sont pas affichées de la même façon, mais elles doivent être communiquées à tout acheteur professionnel qui en fait la demande (selon les règles nationales applicables aux relations entre professionnels). Une boutique qui vend à la fois aux particuliers et aux professionnels doit donc tenir compte des deux régimes.

L'acceptation des CGV avant la commande

Rédiger des CGV conformes ne suffit pas : encore faut-il que le client puisse en prendre connaissance et les accepter avant de valider sa commande. En pratique, cela repose sur deux mécanismes complémentaires.

  • Une case à cocher dédiée. Le client coche une case par laquelle il déclare avoir lu et accepté les CGV, avec un lien permettant réellement d'y accéder. Cette case ne doit pas être pré-cochée.
  • Le double clic. Le client confirme sa commande après en avoir vu le récapitulatif (produits, prix total) : un premier clic valide le panier, un second confirme la commande et l'engage au paiement.

Sans cette acceptation préalable et explicite, vos CGV peuvent vous être inopposables : en cas de litige, vous ne pourrez pas vous en prévaloir face au client.

Le risque en cas de manquement

L'absence ou l'inexactitude des mentions légales d'identification, comme le défaut d'information dans les CGV, sont susceptibles d'une amende administrative prononcée par l'autorité nationale compétente de chaque pays. Au-delà de la sanction, des pages légales incomplètes ou des CGV non acceptées vous exposent à des litiges et à des clauses inopposables à vos clients. La mise en conformité de vos mentions légales et de vos CGV est donc, avant tout, une mesure préventive.

Une obligation à intégrer dans vos CGV

Vos CGV doivent mentionner le droit de rétractation… et son bouton

Parmi les informations que vos CGV doivent contenir figure le droit de rétractation. Depuis le 19 juin 2026, dans les 27 États membres de l'UE, toute boutique qui vend à des particuliers doit aussi proposer un bouton de rétractation conforme (directive (UE) 2023/2673). BackToMe est le point d'entrée pour vous mettre en conformité : un bouton de rétractation conforme, avec accusé de réception sur support durable et archivage à valeur probante.

Lire le guide complet du bouton de rétractation

Cette page fournit une information générale et ne se substitue pas à un conseil juridique personnalisé. Pour le texte exact et à jour des dispositions citées (directive e-commerce 2000/31/CE, directive 2011/83/UE relative aux droits des consommateurs et leur transposition dans la loi nationale de chaque pays), reportez-vous à EUR-Lex.