Aller au contenu principal

Conformité e-commerce

La conformité du e-commerçant : tout ce que vous devez à vos clients particuliers

À jour au

Cette page vous dit, en clair, tout ce que la loi vous demande. Vendre à des particuliers en Europe vous engage sur plusieurs fronts à la fois, avec les mêmes règles dans les 27 pays. En voici la carte : chaque obligation résumée en quelques lignes, et un guide dédié si vous voulez creuser. Commencez par où vous voulez. Mais le bouton de rétractation est obligatoire depuis le 19 juin 2026, et c’est souvent le meilleur endroit où commencer.

En bref

Vos obligations, en 65 mots

Vendre à des particuliers en Europe engage quatre obligations : informer avant l’achat, permettre la rétractation et la recevoir par un bouton en ligne, assurer la garantie légale pendant deux ans, et proposer un médiateur de la consommation. BackToMe en couvre une, la plus difficile à tenir dans la durée : le bouton et la preuve qui va avec. Les trois autres sont détaillées ci-dessous.

Vos obligations, une par une

Droit de rétractation & bouton de rétractation

En vente à distance à des particuliers, le consommateur dispose de 14 jours pour se rétracter sans motif. Depuis le 19 juin 2026, un bouton de rétractation en ligne est obligatoire dans les 27 pays de l’UE. Sans lui, chaque vente reste annulable 12 mois et 14 jours au lieu de 14.

Garantie légale de conformité

Le vendeur répond des défauts de conformité d’un bien pendant 2 ans à partir de la livraison (la même garantie dans les 27 pays). Vous devez aussi informer votre client sur les garanties dans vos CGV.

Information précontractuelle

Avant la commande, vous devez communiquer à votre client les caractéristiques essentielles, le prix, votre identité, le droit de rétractation, les garanties, le médiateur, etc., de manière claire et avant que l’acheteur ne soit lié.

Médiateur de la consommation

Tout professionnel vendant à des particuliers doit permettre au consommateur un recours gratuit à un médiateur de la consommation et communiquer ses coordonnées (une règle européenne), notamment dans les CGV et les mentions de la boutique.

Mentions légales & CGV

Votre boutique doit afficher des mentions légales obligatoires et des conditions générales de vente reprenant les informations légales de la vente à distance (rétractation, garanties, médiateur, prix, livraison…).

Et la protection des données (RGPD) ? Dès que vous collectez des données personnelles (comptes clients, commandes, newsletter…), vous êtes aussi soumis au Règlement général sur la protection des données : information des personnes, base légale, sécurité et gestion des droits. C’est une obligation transverse, distincte du droit de la consommation, qui s’ajoute à celles listées ci-dessus.

Par où commencer ?

BackToMe, le moyen simple d’être en règle

Toutes ces obligations peuvent sembler nombreuses. Le plus simple est de commencer par la plus récente et la plus concrète : le bouton de rétractation, obligatoire depuis le 19 juin 2026. BackToMe vous fournit un bouton de rétractation conforme (avec accusé de réception sur support durable et un archivage horodaté à valeur probante, librement appréciée par le juge) et vous donne la carte du reste de votre conformité.

Ce que voit votre client : un bouton, sur chaque page de la boutique.

Cette page fournit une information générale et ne se substitue pas à un conseil juridique personnalisé. Les textes sur lesquels elle s’appuie sont listés en bas de page, avec leur lien officiel.

Le guide du e-commerçant

Garantie légale de conformité : vos obligations de vendeur

Un client vous signale qu’un produit acheté chez vous est défectueux ? En tant que vendeur, vous devez le réparer ou le remplacer gratuitement.

La garantie légale de conformité est identique dans les 27 pays de l’UE (la garantie légale européenne) : tout vendeur professionnel répond des défauts de conformité d’un bien pendant 2 ans à partir de la livraison.

Elle couvre toute vente de biens (ainsi que les contenus et services numériques), en ligne comme en magasin. Elle est obligatoire, gratuite pour votre client, et vous ne pouvez ni l’écarter ni la restreindre.

BackToMe couvre les 27 pays de l’UE, dans les 24 langues officielles, et applique automatiquement la loi du pays de chaque client.

Ce que la garantie légale de conformité impose au vendeur

En tant que vendeur, vous êtes responsable des défauts de conformité du bien que vous livrez. Concrètement, la garantie légale, identique dans les 27 pays de l’UE, vous impose plusieurs obligations.

  • Répondre des défauts pendant 2 ans. Vous êtes tenu des défauts de conformité qui apparaissent dans un délai de deux ans à compter de la délivrance (livraison) du bien.
  • Une présomption d’antériorité à votre charge. Pendant une période fixée par chaque pays de l’UE (au moins un an, portée à deux ans dans plusieurs pays), tout défaut qui apparaît est présumé exister au jour de la livraison. La charge de la preuve pèse sur vous : c’est au vendeur de démontrer le contraire, pas à votre client de prouver le défaut.
  • Réparer ou remplacer, sans rien faire payer. C’est votre client qui choisit entre les deux. Vous ne pouvez lui imposer l’autre que si son choix vous coûte manifestement trop cher. Si aucune des deux ne se fait, il obtient une baisse de prix ou l’annulation de la vente. Et si la réparation traîne ou se révèle impossible, il peut demander son argent.
  • Rallonger la garantie après être intervenu. Le compteur se met en pause pendant la réparation. Il repart ensuite, ou redémarre à zéro, selon la loi du pays de votre client.

Votre obligation d’information

C’est le point le plus facile à traiter, et le plus souvent oublié. Avant que votre client ne commande, vous devez lui dire que ces garanties existent et comment il s’en sert.

En pratique, vous devez :

  • faire figurer un encadré dédié aux garanties légales dans vos conditions générales de vente (CGV) ;
  • pour les biens vendus avec une garantie commerciale, rappeler ces informations sur le support de la garantie commerciale ;
  • afficher tout ça avant que votre client ne valide sa commande.

Elle tient toute seule, cette obligation. Vous pouvez n’avoir jamais eu un seul litige sur un produit défectueux : si l’information n’est pas affichée, vous êtes en tort quand même.

Garantie légale, garantie commerciale, défauts cachés : ne pas confondre

Trois choses différentes se ressemblent. Une seule vous est imposée : la garantie légale, celle que vous devez à tous vos clients. Selon le pays, la loi locale en ajoute parfois une autre : les défauts cachés, ceux qui rendent le produit inutilisable et qu’on ne pouvait pas voir à l’achat.

Critère
Garantie légale de conformité
Garantie commerciale
Caractère
Obligatoire, imposée par la loi
Facultative, proposée par le vendeur
Coût pour le consommateur
Gratuite
Payante ou gratuite, au choix du vendeur
Durée
2 ans à partir de la délivrance
Librement fixée par le vendeur
Peut-elle restreindre la garantie légale ?
C’est la référence minimale
Jamais
Fondement
La loi européenne
Engagement volontaire du vendeur

Selon le pays de votre client, sa loi nationale peut lui ouvrir un recours de plus : les défauts cachés, par exemple. Il peut s’en servir sans passer par la garantie légale.

À ne pas confondre non plus avec le droit de rétractation : la garantie de conformité couvre les défauts du bien, alors que la rétractation permet d’annuler une vente à distance sans motif dans les 14 jours. Voir la comparaison détaillée rétractation vs garantie de conformité.

Ce que vous risquez si vous ne le faites pas

Ne pas afficher l’information sur les garanties peut vous coûter une amende, prononcée dans le pays de votre client par le service qui y contrôle le commerce. Et l’amende n’est pas le plus cher. Refuser une réparation due, ou faire porter à votre client la charge de prouver le défaut alors qu’elle vous revient, vous amène des litiges et des remboursements que vous n’auriez pas eus. Corriger vos CGV prend une heure.

Une obligation peut en cacher une autre

Ne confondez pas garantie et rétractation : deux droits, deux gestions

La garantie de conformité couvre un produit défectueux ou non conforme ; la rétractation, elle, permet au client de rendre un produit sans aucune raison dans les 14 jours. Deux droits distincts que vos clients invoquent séparément, et que vous devez savoir traiter l’un comme l’autre.

Depuis le 19 juin 2026, la rétractation passe d’ailleurs par un bouton dédié : une obligation européenne, applicable dans les 27 pays de l’UE. BackToMe pose ce bouton et archive chaque demande avec accusé de réception sur support durable, pour que la rétractation ne devienne pas, elle aussi, un litige.

Lire le guide complet du bouton de rétractation

Cette page fournit une information générale et ne se substitue pas à un conseil juridique personnalisé. Les textes sur lesquels elle s’appuie sont listés en bas de page, avec leur lien officiel.

Rétractation ou garantie légale de conformité : laquelle invoquer ?

Un client veut être remboursé : simple changement d’avis ou produit défectueux ? Selon le cas, ce ne sont pas les mêmes règles. Deux droits distincts et cumulables, tous deux identiques dans les 27 pays de l’UE. La rétractation permet d’annuler une vente à distance dans les 14 jours, sans motif, avec remboursement intégral. La garantie légale de conformité couvre les défauts de fabrication ou de conformité du produit pendant deux ans à compter de la livraison, en boutique comme en ligne.

Tableau comparatif

Critère
Rétractation
Garantie conformité
Délai
14 jours
2 ans (24 mois)
Point de départ
Livraison du bien
Livraison du bien
Motif requis
Aucun (libre)
Défaut de conformité prouvé
Type de vente
À distance uniquement
Toutes ventes (en ligne + magasin)
Conséquence
Annulation + remboursement intégral
Réparation / remplacement / remboursement
Fondement
Le droit de changer d’avis
La garantie sur le produit

Cas pratique n°1 : produit reçu et changement d’avis

Un consommateur commande une paire de chaussures en ligne. À réception, il se rend compte que le style ne lui plaît plus. Rétractation applicable dans les 14 jours, sans motif, avec remboursement intégral. La garantie légale ne s’applique pas ici : le produit est conforme, il n’y a pas de défaut.

Cas pratique n°2 : produit défectueux découvert après 14 jours

Votre client a commandé une cafetière. Trois semaines après l’avoir reçue, elle tombe en panne. Trop tard pour se rétracter : les 14 jours sont passés. Mais la garantie légale joue, elle court deux ans à partir de la livraison. Vous réparez ou vous remplacez, gratuitement. Et si la réparation dépasse 30 jours, vous remboursez.

Cas pratique n°3 : produit défectueux découvert dans les 14 jours

Votre client a le choix entre les deux. La rétractation va plus vite : rien à prouver, remboursement complet. La garantie l’arrange mieux s’il veut garder le produit une fois réparé. Un point à retenir : vous ne pouvez pas lui refuser la rétractation en lui disant que son cas relève plutôt de la garantie. C’est lui qui choisit, pas vous.

Et l’extension de garantie que vous vendez ?

Elle vient par-dessus, jamais à la place. Vous décidez de la proposer ou non, de la faire payer ou de l’offrir. La seule limite est ferme : elle ne peut jamais rogner sur la garantie légale. Ce qu’elle apporte s’ajoute aux droits de votre client, ça ne les remplace pas.

Le guide du e-commerçant

Médiateur de la consommation : votre obligation de vendeur

Quand ça coince avec un client, il doit pouvoir saisir un médiateur : quelqu’un d’extérieur, gratuit pour lui, qui cherche un terrain d’entente avant le tribunal. C’est la règle partout dans l’UE dès que vous vendez à des particuliers. Deux gestes pour vous : vous inscrire chez un médiateur, et afficher ses coordonnées sur votre boutique, vos CGV et vos bons de commande. Ça vaut même si vous n’avez jamais eu le moindre litige.

BackToMe couvre les 27 pays de l’UE, dans les 24 langues officielles, et applique automatiquement la loi du pays de chaque client.

En quoi consiste l’obligation de médiation

La médiation, c’est régler un litige sans passer par un juge. La règle vient d’Europe, chaque pays l’a reprise dans sa loi, et elle vous demande deux choses. Les deux, pas l’une ou l’autre.

  • Que vos clients puissent vraiment y accéder, sans payer. Pas juste une adresse quelque part : un recours qui fonctionne, et qui ne leur coûte rien.
  • Vous inscrire chez un médiateur agréé. Dans votre pays, vous en avez plusieurs : un médiateur de votre secteur, un médiateur d’entreprise référencé, ou un autre organisme agréé. C’est vous qui le payez, pas votre client.

Ce que vous devez afficher

Deux lignes suffisent, et c’est là que ça se joue. Donnez à votre client le nom de votre médiateur et l’adresse de son site (une règle européenne, reprise par chaque pays).

Ces coordonnées doivent figurer :

  • sur votre boutique en ligne, de manière visible et lisible (en pratique dans vos mentions légales ou vos CGV) ;
  • dans vos conditions générales de vente ;
  • sur vos bons de commande et autres supports contractuels.

Là encore, l’obligation tient toute seule. Zéro litige depuis l’ouverture de votre boutique ne vous met pas à l’abri : pas de médiateur, ou pas de coordonnées affichées, et vous êtes en tort.

Le médiateur compétent change selon le pays de votre client. Chaque pays de l’UE tient sa liste d’organismes agréés, réunis sur la plateforme européenne RLL (règlement en ligne des litiges). Si vous vendez dans plusieurs pays, chaque client doit être renvoyé vers celui du sien.

Comment se déroule une médiation

La médiation n’est pas un guichet ouvert en permanence : elle suppose qu’un dialogue préalable ait échoué. Plusieurs règles encadrent sa mise en œuvre.

  • Une réclamation écrite préalable. La médiation n’intervient qu’après une réclamation écrite de votre client auprès de vous, restée infructueuse ou sans réponse.
  • Un délai pour le saisir. Votre client ne peut pas attendre indéfiniment : chaque pays fixe le sien, souvent un an à partir de sa réclamation écrite.
  • Gratuite et facultative pour votre client. Votre client ne paie rien : c’est vous qui payez le médiateur. Et il n’est pas obligé d’y passer : il garde le droit d’aller directement en justice.
  • Ce qui n’y entre pas. Vos litiges avec un autre professionnel (B2B). Les réclamations que vous adressez à un client. Et la discussion directe entre vous deux, qui n’est pas une médiation.

Ce que vous risquez si vous ne le faites pas

Deux façons de tomber : ne pas s’être inscrit chez un médiateur, ou ne pas afficher ses coordonnées. L’une comme l’autre peut vous coûter une amende, prononcée dans le pays de votre client par le service qui y contrôle le commerce. Mais le vrai coût est ailleurs : sans médiateur, un litige à 80 € finit devant un juge. Personne n’y gagne.

Une obligation peut en cacher une autre

Une rétractation mal gérée finit souvent chez votre médiateur

Le litige qui remonte le plus souvent chez un médiateur, c’est un remboursement contesté. Le client affirme s’être rétracté. Vous, vous n’avez pas de trace. Bien tenir vos rétractations au départ, c’est donc vider une bonne part de ces dossiers avant qu’ils n’arrivent.

Depuis le 19 juin 2026, elles passent par un bouton dédié, obligatoire dans les 27 pays. BackToMe le pose et garde, pour chaque demande, un accusé de réception sur support durable et un archivage horodaté : de quoi trancher un désaccord avant qu’il ne devienne un dossier.

Lire le guide complet du bouton de rétractation

Cette page fournit une information générale et ne se substitue pas à un conseil juridique personnalisé. Le texte européen sur la médiation est listé en bas de page. Pour trouver l’organisme compétent, reportez-vous à EUR-Lex, ou au registre des entités de règlement extrajudiciaire agréées de la Commission européenne, pour l’entité compétente dans le pays de votre client.

Après l’installation

Se mettre en conformité prend cinq minutes. Le rester est une autre affaire.

Un thème refait, une fenêtre de discussion posée par-dessus le bouton, un code retiré par erreur : rien de tout cela ne prévient. C’est le travail que le tableau de bord fait à votre place, tous les jours.

  • Un bouton qui cesse d’être servi vous est signalé

    La présence du bouton est vérifiée sur votre boutique. Le jour où il ne répond plus, vous recevez un e-mail et la boutique change d’état dans la liste, avant qu’un client tombe sur une page sans bouton.

    Tableau de bord › Mes boutiques

  • Un bouton recouvert ou illisible remonte aussi

    Un réglage de couleurs qui passerait sous le seuil de lisibilité vous est signalé au moment où vous le choisissez. Et si un autre élément vient se poser par-dessus le bouton sur votre boutique, un bandeau vous le dit, avec l’élément fautif et la page concernée.

    Tableau de bord › Apparence du bouton

  • Plusieurs boutiques, une équipe, un seul endroit

    Chaque boutique porte son propre état et son propre dossier. Vous invitez qui doit traiter les demandes, en administrateur ou en simple lecteur, sans partager votre mot de passe.

    Tableau de bord › Membres

Ce qui arrive quand la conformité lâche

Une obligation de moins, tenue toute seule.

Le bouton, l’accusé de réception, la preuve datée et la surveillance qui vous prévient quand ça lâche. Essai gratuit 7 jours, 0 € aujourd’hui.

25 € HT par mois et par boutique après l’essai. Sans engagement.