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Le bouton de rétractation, le guide complet (obligation européenne, dans les 27 pays de l’UE).

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Vous concluez en ligne des contrats à distance avec des consommateurs soumis au droit de rétractation ? Depuis le 19 juin 2026, une fonctionnalité de rétractation est requise pour ces contrats.

Cette obligation est européenne : la loi européenne fixe le cadre applicable dans les 27 pays de l’UE. Ce guide est la référence canonique : périmètre, modalités techniques, sanctions, cas particuliers et mise en œuvre.

BackToMe couvre les 27 pays de l’UE, dans les 24 langues officielles, et applique automatiquement la loi du pays de chaque client. Chaque affirmation pointe vers le texte officiel correspondant.

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01 · Synthèse

En bref, l’obligation en 80 mots

La fonctionnalité de rétractation est obligatoire depuis le 19 juin 2026 pour les professionnels qui concluent, via une interface en ligne, des contrats à distance avec des consommateurs soumis au droit de rétractation. Elle doit permettre au consommateur d’exercer ce droit sans frais, être facile à trouver pendant la période de rétractation, être libellée sans ambiguïté et fournir un accusé de réception sur support durable.

Ne pas le faire peut déclencher une procédure dans le pays concerné. Et si votre client a été mal informé de son droit, son délai s’allonge.

02 · Texte officiel

Le texte de l’obligation

La directive (UE) 2023/2673 du 22 novembre 2023 vous impose une chose : si vous vendez à distance depuis une interface en ligne, votre client doit y trouver un moyen gratuit et facile d’accès de se rétracter. Reprise à l’identique dans les 27 pays, elle s’applique depuis le 19 juin 2026. Voici son texte :

« Lorsque le contrat est conclu à distance par voie électronique via une interface en ligne, le professionnel met à la disposition du consommateur une fonctionnalité gratuite, aisément accessible, identifiée de manière lisible et non ambiguë, permettant à ce dernier d’exercer son droit de rétractation. Les caractéristiques et modalités de cette fonctionnalité sont précisées par les mesures nationales de transposition. »Directive (UE) 2023/2673, obligation applicable depuis le 19 juin 2026.

Les caractéristiques techniques sont précisées par le droit national applicable : libellé non ambigu, facilité d’accès pendant la période de rétractation, déclaration structurée et accusé de réception sur support durable.

03 · Définition

Qu’est-ce que le bouton de rétractation ?

La fonctionnalité de rétractation est une fonctionnalité numérique interactive et autonome, facile à trouver pendant la période de rétractation, qui permet à un consommateur de soumettre une demande sans passer par un email, un courrier ou un formulaire papier. Elle est définie par la directive (UE) 2023/2673 et précisé par les mesures nationales de transposition dans les 27 pays de l’UE.

Pour être conforme, le bouton doit satisfaire les critères cumulatifs suivants (détaillés plus bas) :

  • Facile à trouver et accessible pendant la période de rétractation, pas seulement pendant le tunnel d’achat ou dans l’espace client.
  • Gratuit pour le consommateur : pas de SMS surtaxé, pas d’inscription préalable, pas de captcha dissuasif.
  • Identifiable par un libellé non ambigu : « Renoncer au contrat » est la formulation recommandée. Des libellés vagues comme « Annuler » ou « Contact » ne satisfont pas l’exigence.
  • Générateur d’un accusé de réception envoyé automatiquement au consommateur, sur support durable, attestant la prise en compte de la demande.
Un bouton conforme : libellé non ambigu « Renoncer au contrat », visible en permanence sur la boutique.

04 · Périmètre

Qui est concerné par l’obligation ?

Tout professionnel qui conclut, via une interface en ligne, des contrats à distance avec des consommateurs soumis au droit de rétractation est concerné, sans seuil de chiffre d’affaires ni exemption liée à la taille de la structure. Les exceptions au droit de rétractation s’apprécient selon le contrat et le produit ou service concernés.

Cela couvre :

  • Les boutiques en ligne, sur n’importe quelle plateforme : Shopify, WooCommerce, PrestaShop, WiziShop, Wix, Webflow, Squarespace, boutiques sur mesure.
  • Les marketplaces : la plateforme et chaque vendeur professionnel ont chacun leurs obligations propres (cf. cas particuliers).
  • Et tout ce qui se vend à distance à un particulier : abonnements, cours en ligne, prestations réservées sur internet. BackToMe est fait pour les boutiques, mais l’obligation, elle, ne s’arrête pas à elles.

Treize cas d’exception sont listés à l’ article 16 de la directive 2011/83/UE : produits sur mesure, denrées périssables, contenus numériques téléchargés avec accord exprès, services pleinement exécutés, etc. La qualification précise est délicate et mérite l’avis d’un juriste. Pour chaque cas avec exemples concrets, consultez la liste détaillée des 13 exceptions.

Pour confirmer votre situation :

Faire le diagnostic

05 · Calendrier

Quand l’obligation entre-t-elle en vigueur ?

L’obligation est en vigueur depuis le 19 juin 2026. C’est la date d’application de la directive (UE) 2023/2673 du 22 novembre 2023 dans les 27 pays de l’UE, chacun l’ayant transposée dans ses propres textes nationaux.

La directive demande aux 27 pays de garantir « une fonction de rétractation facile à trouver ». Ce qu’elle vise, ce sont les parcours qui n’interdisent rien mais découragent tout : celui qui fatigue le client jusqu’à ce qu’il abandonne.

En clair : depuis le 19 juin 2026, le bouton doit être là. S’il manque, une procédure peut s’ouvrir dans le pays concerné (voir la section sanctions). Et si votre client a été mal informé de son droit, son délai s’allonge.

Pour le détail du contexte législatif et les implications pour les e-commerçants, voir l’article .

06 · Conformité

Quelles sont les exigences techniques ?

Le bouton doit être gratuit, visible pendant toute la durée où votre client peut se rétracter, libellé sans ambiguïté, et utilisable sans qu’on lui mette de bâtons dans les roues. Il doit recueillir de quoi retrouver sa commande, et lui renvoyer un accusé de réception qu’il puisse garder. Le détail dépend ensuite de la loi de son pays.

01

Visibilité et accès

La fonctionnalité doit être facile à trouver et accessible pendant la période de rétractation. Un accès réservé à l’espace client connecté ou au seul historique de commande crée un obstacle inutile. Rendez le point d’accès clairement visible lorsque le client gère sa commande.

02

Gratuité totale

Se rétracter ne doit rien coûter à votre client, sous aucune forme. Sont donc exclus : le SMS surtaxé, les frais de réinscription, l’abonnement à souscrire, le captcha à rallonge, et tout ce qui décourage sans interdire : la vidéo obligatoire, le questionnaire interminable.

03

Libellé non ambigu

Le texte du bouton doit dire ce qu’il fait, sans détour : que votre client renonce à son contrat. « Annuler », « Contact », « Service client », « Aide » ne suffisent pas. Trop flous, ils ne comptent pas.

04

Procédure en deux clics

Le chemin doit être net, et le geste volontaire. Votre client ouvre le bouton, saisit de quoi retrouver sa commande et recevoir son accusé, puis confirme par une action qui ne laisse aucun doute. C’est cette confirmation qui date et fige sa demande.

05

Accès sans création de compte

Ceux qui ont commandé sans créer de compte doivent pouvoir s’en servir aussi. Obliger à se connecter d’abord vous met hors des clous : un bouton réservé aux comptes clients ne vaut rien.

06

Accusé de réception que le client garde

Dès que votre client confirme, il doit recevoir un accusé de réception qu’il puisse garder, un e-mail par exemple. Il porte la date, l’heure, la référence et ce qui a été demandé. Le détail de sa forme dépend de la loi qui s’applique à lui.

Pour les erreurs les plus courantes d’implémentation et comment les éviter, voir .

07 · Risques

Quelles sont les sanctions ?

Deux risques, bien séparés. Le premier dépend du pays dont la loi régit le contrat du consommateur. Pour les infractions transfrontalières de grande ampleur, le droit de l’UE prévoit aussi un cadre commun de coopération et de sanctions. Ensuite, lorsqu’une information requise sur le droit de rétractation manque ou est insuffisante, la loi européenne peut prolonger le délai jusqu’à 12 mois supplémentaires. La conséquence exacte dépend du manquement constaté et du droit applicable.

Obligation d’information

Délai potentiellement prolongé

Selon l’ article 10 de la directive 2011/83/UE une information insuffisante sur le droit de rétractation peut prolonger le délai jusqu’à 12 mois supplémentaires. L’application de ce mécanisme dépend du défaut d’information constaté : ce n’est pas la conséquence automatique de chaque problème technique de la fonctionnalité.

Sur procédure

Amende du régulateur national

Chaque pays de l’UE fixe son régime, son autorité compétente, sa procédure et son niveau de sanction. Pour les infractions transfrontalières de grande ampleur, le droit de l’UE prévoit un cadre commun. L’aperçu des 27 pays figure plus bas.

L’autorité compétente et la procédure dépendent du pays de l’UE dont le droit s’applique. Elles peuvent comprendre une demande de mise en conformité, une enquête ou des recours administratifs et judiciaires. Consultez l’aperçu des 27 pays pour le cadre national concerné.

Comment évaluer le risque : identifiez le pays de l’UE dont le droit s’applique, vérifiez la voie de contrôle concernée et corrigez sans délai la fonctionnalité comme les informations destinées au consommateur. Les montants et procédures diffèrent selon les pays. Consultez la page dédiée aux sanctions et l’aperçu des 27 pays plus bas.

La loi qui s’applique est celle de votre client

Vous vendez dans plusieurs pays de l’UE ? C’est la loi du pays de votre client qui s’applique, jamais la vôtre. L’obligation vaut dans la plupart des États membres, un peu plus tard dans quelques-uns, et chaque pays a sa loi de transposition, son régulateur et son barème d’amende.

Ce qui suit votre client, et pas votre siège : le libellé officiel de son bouton, la loi citée dans son accusé de réception, et le plafond que vous encourez chez lui.

Les 27 pays : loi, régulateur, régime et plafond →

08 · Situations limites

Cas particuliers et situations limites

Cinq situations méritent une attention spécifique parce qu’elles échappent à la lecture immédiate du texte.

Demandes arrivées par un autre canal que le bouton

La loi impose la fonctionnalité en ligne (le bouton), mais n’écarte pas les autres canaux. Si un client se rétracte par courrier, par email à votre SAV, au téléphone ou en magasin, vous devez quand même en garder une trace et lui envoyer un accusé de réception qu’il conserve. En pratique, tout doit finir dans le même registre.

BackToMe prévoit pour cela une saisie manuelle dans le tableau de bord (identité du client, référence, canal, date réelle de réception jusqu’à 30 jours en arrière) : chaque demande est datée et enregistrée, impossible à modifier après coup, dans le même registre que celles reçues via le bouton.

Vous ne vendez qu’à des professionnels

Si vous ne vendez qu’à des professionnels (B2B pur), l’obligation ne vous concerne pas. Le droit de rétractation est une protection consommateur. Attention toutefois : si vous acceptez une seule commande d’un particulier (par exemple via votre boutique, qui ne filtre pas), l’obligation s’applique pour cette vente, donc en pratique, pour l’ensemble de la boutique.

Marketplaces (vendeurs tiers)

Sur une marketplace, deux acteurs ont des obligations distinctes. La plateforme, en tant qu’intermédiaire, doit s’assurer que la fonctionnalité existe à l’échelle de l’interface. Chaque vendeur professionnel reste responsable de sa propre conformité pour ses ventes. La loi européenne et ses mesures de transposition visent les deux niveaux.

Vendeur établi hors UE qui cible un marché de l’UE

Le règlement Rome I étend l’application du droit du pays du consommateur aux contrats conclus avec des consommateurs de l’UE lorsque le vendeur cible activement ce marché : langue de la boutique, lieu de livraison, devise, publicité ciblée Google Ads ou Meta. Dans ce cas, l’obligation du bouton s’applique, indépendamment du lieu d’établissement du vendeur.

Dropshipping

Si vous faites du dropshipping vers des clients européens, l’obligation vous suit, même si l’expédition est gérée par un tiers à l’étranger. Vous êtes le marchand cocontractant de votre client ; l’obligation pèse sur vous, pas sur votre fournisseur. Attention au délai de remboursement de 14 jours : il s’applique à vous, pas au fournisseur.

09 · Mise en œuvre

Comment installer un bouton conforme ?

Deux voies possibles : un développement interne (compter 3 à 5 jours plus la maintenance continue à chaque évolution réglementaire), ou une solution clé en main installable en cinq minutes. Avec BackToMe, sur Shopify, WordPress ou n’importe quelle plateforme, vous ajoutez le bouton avec une ligne de code à coller dans la balise<head>. Le choix dépend surtout de votre capacité à maintenir cette conformité dans le temps.

Voie 1

Développement interne

Coder le bouton, le formulaire, le tableau de bord, les e-mails d’accusé de réception, l’archivage daté et impossible à modifier, et la conformité RGPD du formulaire.

  • 3 à 5 jours de développement initial
  • Maintenance à chaque évolution réglementaire
  • Charge RGPD et archivage à votre main

Voie 2

Solution clé en main

Installer un bouton tiers conforme par défaut : sur Shopify, WordPress ou n’importe quelle plateforme, en collant une ligne de code dans la balise <head>, puis configuration depuis un dashboard.

  • Cinq minutes d’installation
  • Mises à jour réglementaires automatiques
  • Archivage daté qui tient en cas de litige
Voir la tarification

Pour les guides pas à pas par plateforme (Shopify, WooCommerce, PrestaShop, WiziShop, Wix, Webflow, Squarespace, sur mesure), voir la page installation ou directement le guide Shopify.

10 · FAQ

Questions fréquentes

Le bouton de rétractation ne concerne-t-il que les produits financiers ?

Non, c’est une idée reçue. La loi européenne vise les ventes à distance de biens ou de services soumis au droit de rétractation, quel que soit le secteur : mode, cosmétique, high-tech, alimentaire, SaaS, formation, artisanat ou dropshipping. Les services financiers à distance relèvent d’un régime propre. Il faut donc vérifier si les biens ou services vendus ouvrent le droit de rétractation, plutôt que de se fonder sur la seule nature financière ou non de l’activité.

Un lien dans le footer ou dans les CGV suffit-il pour être conforme ?

Non. C’est l’erreur la plus fréquente. La loi européenne impose une fonction de rétractation facile à trouver et accessible en permanence pendant toute la durée du délai, avec un libellé non ambigu (« Renoncer au contrat ici »).

Un lien caché en bas de page, noyé dans les conditions générales ou placé derrière un espace client ne remplit pas cette condition, d’autant qu’un acheteur invité, sans compte, doit lui aussi pouvoir l’utiliser. Un bouton visible sur toutes les pages est la solution la plus sûre.

Si certains de mes produits sont exemptés, ai-je quand même besoin du bouton ?

Le plus souvent, oui. Deux raisons. D’abord, les exceptions prévues par la loi européenne sont conditionnelles et s’apprécient produit par produit : un cosmétique n’est exempté qu’une fois son scellé d’hygiène descellé par le client, un contenu numérique qu’avec accord exprès et renonciation au droit, une denrée qu’à la condition d’être réellement périssable.

Ensuite, il suffit qu’un seul produit de votre catalogue ouvre le droit de rétractation pour que le bouton devienne obligatoire sur toute la boutique. Vous devez aussi informer le client de l’inapplicabilité avant l’achat. Les boutiques réellement exemptées à 100 % sont rares.

Le bouton de rétractation est-il obligatoire ?

Oui, dès qu’une vente à distance ouvre un droit de rétractation. Depuis le 19 juin 2026, si vous concluez ce type de contrat en ligne avec un particulier, votre boutique doit porter un bouton de rétractation. La règle est européenne, appliquée dans les 27 pays, chacun avec sa loi. Le bouton doit rester visible et facile à atteindre pendant tout le délai. S’il manque, votre client a des recours et vous risquez une sanction.

Depuis quand le bouton de rétractation est-il obligatoire ?

Depuis le 19 juin 2026, partout dans l’Union européenne, pour toute vente à distance qui ouvre un droit de rétractation. La règle vient d’Europe, chaque pays l’applique avec sa loi. Si vous vendez à des particuliers dans l’UE, le bouton devait être en place à cette date.

Qu’est-ce que la fonction de rétractation ?

« Fonction de rétractation », c’est le nom que la loi donne au bouton. Concrètement : de quoi permettre à votre client de changer d’avis depuis votre boutique ou votre application, sans avoir à vous écrire une lettre. Obligatoire depuis le 19 juin 2026 dans les 27 pays.

Comment se passe une rétractation ?

Votre client clique sur le bouton, indique sa commande, confirme. Vous lui envoyez aussitôt un accusé de réception par e-mail, qu’il garde, puis vous le remboursez sous 14 jours sur le moyen de paiement qu’il a utilisé. Il n’a aucune raison à donner, et rien à payer.

Quel est le délai de rétractation ?

14 jours pour un achat en ligne, à compter du jour où votre client reçoit le produit (ou signe, s’il s’agit d’un service). Il n’a pas à se justifier. Et si le bouton obligatoire n’est pas en place, ce délai passe tout seul à 12 mois et 14 jours.

Faut-il afficher le bouton sur toutes les pages de la boutique ?

Le bouton doit rester visible et facile à atteindre pendant tout le délai. Le cantonner au tunnel d’achat ou à l’espace client ne suffit pas : votre client doit pouvoir s’en servir à n’importe quel moment du délai, y compris s’il a commandé sans créer de compte.

Le bouton suffit-il à être conforme à la loi ?

Non. Le bouton est l’élément le plus visible, mais l’obligation ne s’arrête pas là. Elle comprend l’envoi automatique d’un accusé de réception que le client garde par e-mail, le traitement de la demande dans les délais légaux (remboursement sous 14 jours), et la conservation d’une preuve datée de la rétractation, que vous pouvez présenter en cas de litige. Un bouton seul, sans le suivi qui va avec, expose à un constat d’inexécution.

Que faire si un client demande à se rétracter par email plutôt que par le bouton ?

Vous acceptez quand même. Le bouton, c’est une obligation pour vous, pas un passage obligé pour lui : votre client peut se rétracter par tout moyen qui ne laisse aucun doute, e-mail, courrier, formulaire papier. Le bouton s’ajoute à ces voies, il ne les remplace pas.

Combien de temps doit-on conserver les demandes de rétractation ?

La durée standard est de 5 ans, alignée sur la prescription des actions commerciales (cinq ans dans la plupart des pays de l’UE). Le RGPD l’accepte à deux conditions : le dire dans votre politique de confidentialité, et ne garder que le strict nécessaire (nom, e-mail, référence de commande, date).

Garder plus longtemps, dix ans comme en comptabilité, demande une raison à part, précise, que vous puissiez expliquer (RGPD art. 5.1.e). BackToMe applique la durée de 5 ans par défaut.

L’obligation s’applique-t-elle aux ventes entre professionnels (B2B) ?

Non. Le droit de rétractation est une protection réservée aux consommateurs. Une vente entre deux professionnels n’est pas concernée. Attention cependant : si vous vendez à la fois à des particuliers et à des professionnels (cas mixte), le bouton reste obligatoire pour la part à des particuliers. Une seule vente à un consommateur dans l’UE suffit à déclencher l’obligation.

Je vends depuis l’étranger à des clients européens : suis-je concerné ?

Vous êtes très probablement concerné. Le règlement Rome I impose d’appliquer le droit du pays de résidence de votre client dès que vous ciblez activement son marché : langue de la boutique, lieu de livraison, devise, publicité ciblée. Le droit national applicable s’apprécie donc pour le marché de votre client, dans les 27 pays de l’UE, indépendamment de votre lieu d’établissement. Le bouton de rétractation est exigé partout dans l’UE.

Faut-il proposer le bouton pour les produits exceptés (sur mesure, denrées périssables) ?

Pas obligatoirement, mais c’est recommandé. Si votre catalogue contient à la fois des produits avec et sans droit de rétractation, le plus simple est d’afficher le bouton partout et de gérer les exceptions au moment du traitement de la demande. Cela évite les erreurs de qualification (« sur mesure » vs « personnalisable » est une frontière fine) et les contentieux clients.

Que se passe-t-il concrètement en cas de contrôle ?

Le contrôle se fait dans le pays de votre client, selon ses règles à lui. Selon les pays, ce sera une administration, un juge, ou une association habilitée. Pour les grosses infractions touchant plusieurs pays, un plafond européen s’applique. Et sans même parler de sanction : mal informer votre client de son droit rallonge son délai.

Si la commande est déjà expédiée quand le client se rétracte, dois-je rembourser immédiatement ?

Non, pas immédiatement. Le délai de 14 jours court à partir de la réception du bien par le client, pas de la commande : expédier vite n’augmente donc pas votre exposition. À la rétractation, vous remboursez sous 14 jours, mais vous pouvez légalement différer le remboursement jusqu’à récupération du bien ou preuve de son renvoi. Les frais de retour peuvent rester à la charge du client si vous l’avez indiqué clairement au préalable.

Le bouton doit-il fonctionner même sans compte client (achat en tant qu’invité) ?

Oui. La fonctionnalité doit être accessible sans connexion : un client ayant commandé en tant qu’invité doit pouvoir se rétracter aussi facilement que les autres. En pratique, la demande se rattache à la commande via la référence et l’adresse e-mail utilisées lors de l’achat, sans création de compte. Réserver le bouton à un espace client connecté ne satisfait pas l’exigence d’accès facile et permanent.

Quel libellé faut-il donner au bouton de rétractation ?

Le libellé doit renvoyer clairement au droit de rétractation, pas à une annulation ambiguë. Des formulations comme « Me rétracter » ou « Exercer mon droit de rétractation » sont sans équivoque ; un « Annuler » générique, qui se confond avec l’annulation d’une commande avant expédition, est plus risqué. Le texte doit être immédiatement visible et compréhensible, conformément à l’exigence d’une fonctionnalité « facilement accessible ».

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Vous savez ce qu’il faut, à vous de jouer.

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Vos vraies questions, sans détour

Le bouton de rétractation vous protège aussi.

« Les clients vont abuser. » « Ça va ralentir ma boutique. » « C’est quoi ce script ? » Ce sont les vraies questions qu’on lit partout, et elles sont légitimes. Voici les réponses, sans langue de bois. Le fond : BackToMe n’est pas là pour vous piéger, c’est le tiers indépendant et neutre qui vous protège si vous jouez le jeu autant que le consommateur.

La peur n°1 : les abus

« Et si mes clients abusent du bouton ? »

C’est la crainte la plus répandue, et elle est compréhensible. Mais mettons une chose au clair : le droit de se rétracter existait déjà. Le bouton ne crée aucun nouveau droit pour vos clients, il rend seulement son exercice visible et traçable. Et un client qui veut abuser le faisait déjà par e-mail, par téléphone ou en menaçant d’un avis négatif.

La vraie différence, c’est que maintenant chaque demande laisse une trace incontestable. Un client ne peut plus prétendre avoir demandé plus tôt qu’en réalité, inventer une demande qui n’a jamais eu lieu, ni contester la sienne après coup. La preuve datée, impossible à modifier après coup, joue pour vous autant que pour lui.

Ce que vous gardez comme protection

Vous conservez le droit d’inspecter le produit retourné et de réduire le remboursement en cas de dépréciation due à une manipulation qui dépasse ce qui est nécessaire pour l’essayer (règle européenne).

Ce droit tient à une condition, posée par la phrase suivante du même article : votre client n’en est en tout état de cause plus responsable si vous avez omis de l’informer de son droit de rétractation, ce qui recouvre depuis 2026 l’existence et l’emplacement du bouton. Sans bouton conforme, vous perdez donc aussi la faculté de déduire un retour abîmé.

BackToMe ne rembourse pas à votre place et ne décide rien : il vous donne la preuve datée dont vous avez besoin pour faire valoir vos droits en cas de litige.

La peur technique : la vitesse

« Est-ce que ça va ralentir ma boutique ? »

Non. La ligne de code BackToMe se charge en arrière-plan : elle ne bloque jamais l’affichage de votre page. Votre contenu s’affiche normalement, votre tunnel d’achat n’est pas ralenti, et le bouton apparaît une fois la page chargée.

  • Chargement en arrière-plan

    Votre page s’affiche sans jamais attendre le bouton. Zéro impact sur la vitesse à l’ouverture.

  • Une seule ligne, rien de lourd

    Aucun programme lourd chargé chez vous : la ligne de code est légère et autonome.

  • Chargé une fois, gardé en mémoire

    Le fichier n’est pas re-téléchargé à chaque visite. L’effet sur la vitesse de votre boutique est négligeable.

La peur du code : le script

« C’est quoi ce script, qu’est-ce qu’il touche ? »

Une ligne de code à coller sur votre boutique, une seule. Voici précisément ce qu’il fait, et surtout ce qu’il ne fait pas.

Ce qu’il fait

  • Affiche un bouton flottant et un formulaire de rétractation par-dessus votre page.
  • Lit un identifiant de boutique pour charger la bonne configuration.
  • Transmet une demande à BackToMe, qui la date et l’archive.

Ce qu’il ne fait pas

  • Il ne modifie pas votre code, ni votre design, ni votre catalogue.
  • Il ne piste pas vos clients à des fins publicitaires.
  • Il ne récupère que ce qui sert à traiter une rétractation.

Vous gardez la main : retirer BackToMe, c’est supprimer une ligne. Aucune intégration intrusive dans votre back-office.

Le fond : la neutralité

Le tiers indépendant qui protège les deux camps

BackToMe n’est ni vous, ni votre client. C’est un tiers technique indépendant, édité dans l’Union européenne, dont le seul rôle est d’établir les faits sans prendre parti. L’humain arrange la vérité quand ça l’arrange : un vendeur n’est jamais pressé de rembourser, un client n’accepte pas qu’on bafoue ses droits. Entre les deux, il faut quelqu’un de neutre qui note qui a fait quoi, et quand.

Le consommateur est protégé

Son droit est enfin simple à exercer, et sa demande ne peut plus être « perdue » ou ignorée.

Vous êtes protégé si vous jouez le jeu

Il dispose d’une preuve datée, impossible à modifier après coup, qu’il peut présenter le jour d’un litige ou d’un contrôle du régulateur.

C’est cette double protection, par un tiers indépendant et neutre, qui fait de BackToMe autre chose qu’un simple bouton. Voir aussi : pourquoi la preuve tient et la vision derrière BackToMe.

Une fois le code posé

Le même code, la langue et la loi de chaque client

Le guide dit ce que la loi exige des vingt-sept pays. Voici ce que le bouton en fait, visiteur par visiteur, sans que vous ayez à trier.

  • Le formulaire s’ouvre dans la langue du visiteur

    La langue du navigateur décide, et votre client peut en changer depuis un menu s’il préfère une autre. Vingt-quatre langues, les langues officielles de l’Union.

    Sur votre boutique › Le bouton

  • Le pays du client décide de la loi citée

    Le pays de résidence est pré-rempli depuis le navigateur et reste modifiable. L’accusé de réception cite ensuite la loi de ce pays-là, pas la vôtre : c’est celle de votre client qui compte.

    E-mail › Accusé de réception

  • Le libellé reste lisible même mal réglé

    Vous choisissez les couleurs de votre bouton. Si le couple passe sous le seuil de lisibilité, le texte bascule vers le noir ou le blanc, puis la clarté du fond bouge par pas de quatre pour cent sans changer de teinte. Un bouton imposé par la loi ne peut pas être illisible.

    Tableau de bord › Apparence du bouton

Comment le code se pose, plateforme par plateforme

Le guide est complet. Le bouton se pose en cinq minutes.

BackToMe reçoit chaque rétractation, en fait une preuve datée qui tient et envoie l’accusé de réception dans la langue du client. Un seul tag, sur toutes vos boutiques. Essai gratuit 7 jours, 0 € aujourd’hui.

25 € HT par mois et par boutique après l’essai. Sans engagement.